Gratitude

Pour évoquer la gratitude, je ne sais même pas par où commencer, tant les raisons d'être reconnaissant sont infinies. Elles débordent de tous cotés.

 

Alors, il y a les valeurs sûres de la gratitude. La santé pour soi et pour ses proches, vivre dans un pays en paix avec un toit sur la tête et de la nourriture à profusion à disposition, un travail gratifiant et enrichissant, une belle relation amoureuse, des enfants mignons tout plein, etc, etc.

 

Mais pas que. Mais alors, vraiment pas que.

 

Ceci n'est que la face émergée de l'iceberg « gratitude ». Il est tellement aisé de banaliser les choses du quotidien, les petits riens, au risque de réduire la gratitude à sa portion congrue. Le chant des oiseaux en guise de réveil matin, ça peut sembler anodin, mais ça ne l'est pas. Pas plus que ne l'est un sourire échangé avec un ou une inconnu(e), l'odeur du café fraîchement moulu ou de la pelouse fraîchement tondue. Sentir le soleil chaud sur sa peau, le sable doux et fin sous ses pieds avec la mer azur à perte de vue, ça n'a pas de prix.

 

Certains peuvent trouver ça fade ou tristement banal. Ils pensent peut-être déjà connaître tout ça par cœur. Ils se trompent. C'est un renouvellement permanent, incessant. Chaque fois est une première fois. Jamais la vie ne présente le même plat. Les couleurs de l'automne, les frimas de l'hiver, l'explosion du printemps, le contentement de l'été; ce ne sont pourtant pas les occasions de s'émerveiller qui manquent. Il y a tant de beauté dans ce monde que ça peut en être étourdissant.

 

Cette vie est gratitude. 

 

Mais la gratitude, à l'instar de la confiance ou de la compassion, ne se commande pas. Elle surgit spontanément sans qu'il soit nécessaire de l'inviter. Elle résulte d'un regard particulier sur la vie. Un regard libéré de l'importance personnelle. Une plongée sans retenue dans les abysses de l'inconnu.

 

Dans ce puit sans fond réside un joyaux inestimable. L'évidence que tous ces visages, toutes ces relations apparentes ne sont que l'expression de cette conscience qui n'a de cesse de se parler à elle-même dans un ballet sans début ni fin, sans queue ni tête.

  

Alors dansons mon ami(e), dansons ...

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