Imaginez.
Vous avez un ami qui vous appelle sans cesse.
Chez vous, au travail, pendant votre activité sportive, quand vous vous occupez de vos enfants, en voiture, sous la
douche, et même quand vous faites l'amour !
Et quand vous ne répondez pas à la première sonnerie, il débarque chez vous à n'importe quelle heure du jour et de la nuit et
dépose ses poubelles à vos pieds.
Car oui, il a vos clés.
Il y a toujours quelque chose qui ne va pas.
Il a peur.
Il est inquiet.
Il ne comprend pas pourquoi "ci" lui arrive et pourquoi
"ça" ne va pas.
Vous pouvez dire ce que vous voulez, c'est comme de pisser dans un violon.
On en parle de cette expression pas claire, claire ?
Parce que pisser dans un violon, moi je veux bien, mais à ce compte-là, pourquoi pas déféquer dans un tuba ?
Refermons la parenthèse.
Il commente à longueur de journée.
Il a un avis sur tout.
Et des jugements sur chacun.
Bref, il est attachiant (sic), car il a
plein de bons côtés aussi, mais globalement, même si c'est votre
ami, il vous pourrit bien la vie au final.
Parce que pendant que vous essayez de savourer, tant
bien que mal, votre latte macchiato, il vous assomme de sa logorrhée verbale.
Face à un ami pareil, combien de temps supporteriez-vous ce type de comportement abusif, cette relation malsaine ?
Alors voilà, j'espère que ce n'est pas votre cas, mais il
est bien possible que cet ami, ce soit ... roulement de tambour ... votre mental !
Vous ne l'aviez pas reconnu ?
Regardez de plus près alors.
J'ai grossi le trait à dessein.
La majeure partie du temps, il raconte n'importe quoi.
Comprenez-moi bien.
Ce n'est pas ni ennemi en soi, ni une force malveillante.
Il peut même aider faire du sens parfois.
C'est juste un mécanisme à l'œuvre.
Mais dès qu'il se manifeste sur le mode de la peur irrationnelle ou de l'inquiétude
compulsive, vous pouvez vous boucher les écoutilles et revenir à votre latte.
Il n'est pas doué du don de voyance et il ne connaît par conséquent pas ce qui va advenir.
Il s'appuie juste sur le vécu passé, et à partir de là, il
extrapole ce qui pourrait se produire de nouveau.
Il élabore des scènes dignes des plus mauvaises telenovelas.
Fervent adepte du scénario du pire, il
pioche allègrement dans le catalogue "crimes et châtiments".
Ça ne vous rappelle rien ?
Et oui, les médias généralistes sont une extension dans le monde manifesté de cette
énergie mentale réglée sur la fréquence de la peur.
Ils amplifient et mettent en lumière ce qui est déjà
latent chez nombre de gens.
Et par la même, ils nourrissent cette énergie de peur.
C'est le serpent qui se mord la queue.
Il se la bouffe même carrément !
Alors une fois qu'on a dit ça, comment fait-on pour déjeuner en paix, comme disait Stéphane Eicher ?
L'indifférence mes amis, l'indifférence la plus
absolue.
ll ne s'agit pas de nier, mais de se désintéresser du flot de pensées.
De celles qui sont souffrantes tout du moins.
Plus facile à dire qu'à faire, je sais.
Mais si vous n'accordez plus crédit à ces énergies, elles perdent leur pouvoir d'attraction et peu à peu elles vous
quittent.
Cela peut se faire à partir d'un travail sur le corps, avec la respiration, la méditation ou toute approche permettant à l'attention de pointer son faisceau
ailleurs que sur les pensées.
Ça, c'est pour les tenants de l'approche
radicale.
Il existe aussi la possibilité de
reprogrammer le mental en jouant avec les pensées.
Réécrire un passé douloureux avec des pensées réparatrices.
Adoucir le présent avec des pensées
positives.
Se projeter dans un futur idéalisé avec des pensées créatrices.
Et surtout, si vous croyez que votre mental est parole d'évangile, mettez-le à l'épreuve.
Passez-le au crash-test.
Il vous dit que si vous ne faites pas ci, il vous arrivera ça ?
Est-ce que c'est bien vrai ?
Alors, si vous le prenez la main dans le pot de confiture à raconter des âneries, dites-lui bien de fermer sa grande ...
bouche.
Après l'épisode du tuba, assez de vulgarité pour la journée.
Il n'est pas question ici d’arrêter de penser.
Si tant est qu'il y ait un problème, le
problème ce n’est pas le mental.
C’est de lui avoir donné un rôle qui n’est pas le sien.
Le mental n’est pas là pour diriger votre vie, mais pour être un outil.
D'ailleurs en parlant d'outil, ce n'était pas du tout l'idée de ce post au départ, mais puisque le design humain me passionne, je ne peux pas m'empêcher de créer des passerelles avec celui-ci.
En design humain, on peut aller explorer spécifiquement le fonctionnement du mental qui ne va pas être câblé pareil chez chacun et chacune.
Chez certain(e)s, le mental est stable, structuré, toujours en train d’organiser, d’expliquer, de faire du sens.
Chez d’autres, il est beaucoup plus ouvert, influençable, capable de capter mille points de vue… mais aussi de se perdre dedans.
Le rôle du design humain est donc de décrire le câblage propre à chacun(e) sur tous les aspects de la manifestation (corps, émotion, communication, identité, etc)
Pour avoir plus d'infos sur le sujet, c'est ici : https://www.sebastiensauleau.com/design-humain/
Et pour le reste la bise à votre ami !
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Mireille (vendredi, 27 mars 2026 14:07)
Comme d'hab., toujours un plaisir de te lire mon ami.
Aucun mental à l'horizon quand tu frappes à ma parte avec un écrit :-).
Belle journée !
Sébastien Sauleau (vendredi, 27 mars 2026 14:34)
Merci mon amie.
MARTIN TOULOTTE (vendredi, 27 mars 2026 20:11)
Très bien cet ami qui nous veut du bien!
Bravo Sébastien!
Amitiés
Martin
Sébastien Sauleau (vendredi, 27 mars 2026 21:06)
Merci Martin !
Au début je voulais mettre l'affiche du film "Harry un ami qui vous veut du bien". ;-)
Pamoda (samedi, 28 mars 2026 07:57)
Bravo tonton, encore une victoire du canard !! �